La crypto-monnaie respecte-t-elle les règles écologiques ? - EcoBuddhism
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La crypto-monnaie respecte-t-elle les règles écologiques ?

Il n’est pas rare d’entendre que la crypto-monnaie est particulièrement polluante. L’avènement de ces monnaies électroniques serait responsable d’une partie du changement climatique et de la consommation d’énergie. Qu’en est-il vraiment ?

Pourquoi la crypto-monnaie est-elle polluante ?

En effet, la première crypto-monnaie, c’est-à-dire le bitcoin ($ BTC), a été créée pour répondre à la crise financière de 2008 et aux difficultés des établissements bancaires et des entreprises. Mais les années ont passé et ont fait prendre conscience de leurs conséquences sur le climat.

Le système de minage : source de pollution polluant

Le minage est une opération spécifique nécessaire pour la production de crypto-monnaies, et notamment du bitcoin. Elle consiste à valider une transaction dans telle crypto-monnaie, dont les données validées sont chiffrées et contenues dans un code.

Pour les déchiffrer, le mineur doit réaliser un calcul cryptographique et peut ensuite les intégrer dans la blockchain. Un peu complexe, le minage consiste vulgairement à écrire des données dans un journal (la blockchain ou chaîne de bloc), qui seront ensuite validées en un bloc ou plusieurs blocs et regroupées par les nœuds du réseau.

C’est une manière de sécuriser les transactions et échanges quotidiens et s’assurer de la bonne diffusion des crypto-monnaies.

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Pourquoi le minage nécessite de l’énergie ?

Les nœuds du réseau fonctionnent 24h/24 et 7 jours / 7 pour valider les transactions. La demande en électricité est donc constante et ne peut s’arrêter, ce qui représente un véritable problème pour l’environnement.

Or, les crypto-monnaies fonctionnent comme une boucle. Plus il y a de bitcoins sur le marché, plus le système est lent, plus la demande en énergie est forte.

Pour pallier ce ralentissement, le nombre de mineurs augmente, ce qui provoque une demande accrue en énergie. Mais ce sont aussi des intérêts économiques qui se jouent ici.

En échange, le paiement des mineurs s’effectue en crypto-monnaie s’ils sont les plus rapides à valider la transaction. Il est donc dans leur intérêt de s’équiper de matériel plus performant et plus demandeur en énergie.

Mentionnons aussi le fait qu’une grande partie des usines et entreprises de minage sont localisées en Chine. L’énergie produite en Chine provient en grande partie du charbon, qui est responsable de près de la moitié des gaz à effet de serre.

En pratique, quels sont les chiffres de la consommation d’énergie ?

Les bitcoins à eux seuls représentent 0,62% de la consommation électrique mondiale. En 2021, le Bitcoin a consommé presque autant d’énergie que les Emirats Arabes Unis, ce qui ne peut pas être considéré comme des services rendus à l’environnement.
Selectra a d’ailleurs produit une étude comparative, qui placerait le bitcoin 26ème pays au monde le plus polluant s’il était un état.

L’utilisation d’un matériel polluant

Pour produire ces monnaies virtuelles, du matériel très spécifique est nécessaire, notamment les cartes graphiques. Or, la construction de cartes graphiques nécessite des matériaux dont l’extraction pollue.

Par exemple, le silicium est fabriqué à base de sable, qui endommage les environnements naturels. De plus, la majorité des cartes graphiques sont produites en Chine (jusqu’en 2021), accentuant l’empreinte carbone de ces matériaux.

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De plus, les cartes graphiques chauffent énormément, parfois à plus de 80 degrés au repos, ce qui est aussi signe d’une forte consommation d’énergie.

Quelles sont les avancées en matière d’écologie ?

Un cadre juridique de plus en plus précis

Certaines fondations ont essayé de réguler les crypto-monnaies en matière écologique par la production d’un cadre juridique et d’accords. On peut citer les Crypto Climate Accord, qui visent une neutralité carbone de la cryptomonnaie d’ici 2040.
Depuis 2021, la Chine a aussi banni le minage de son territoire.

Certes, ce ne sont pas pour des raisons écologiques, mais cela pourrait permettre de déplacer ces fermes à minage dans des pays qui utilisent davantage d’énergies décarbonées.

Ce cadre juridique permet ainsi de mieux encadrer la consommation électrique et énergétique des crypto-monnaies.

Pourraient-elles aider à la transition écologique en cours ?

On peut parfois entendre que la crypto-monnaie pourrait être utile pour la transition écologique.

La création de crypto-monnaies peut se faire dans le but de soutenir la transition écologique et les énergies renouvelables. On peut citer Solar Coin qui valorise la production d’énergie solaire et a pour objectif d’obtenir des financements pour le développement de cette énergie.

Les crypto-monnaies ne sont donc pas que des actifs financiers, mais aussi des moyens pour trouver des financements. Les utilisateurs du Solar Coin peuvent ainsi participer au financement de la transition écologique, rendant ainsi l’écologie participative.

Certaines initiatives permettent aussi de récupérer l’énergie de déchets polluants, telle que celle de Brent Whitehead et Matt Lohstroh qui ont trouvé un moyen de récupérer les millions de m3 de gaz naturel non désiré rejetés par les extracteurs de gaz naturel.

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Plutôt que de les brûler, ce qui représenterait 400 millions de tonnes de CO2 relâchées, ils ont trouvé un moyen de s’en servir pour faire fonctionner le système de minage, et ce, à bas coût.

Elle permettrait donc de financer certains projets nécessaires pour la transition écologique. D’autant plus que les mineurs utilisent de plus en plus des énergies vertes, notamment parce qu’elles sont moins coûteuses.

Les cryptomonnaies dans toute leur diversité

En réalité, toutes les crypto-monnaies n’ont pas le même fonctionnement Et cette différence de production joue un rôle qui n’est pas négligeable sur leur consommation énergétique.

Les bitcoins restent une des crypto-monnaies les plus polluantes. Le processus de validation des transactions est très lent, puisqu’il ne valide que 5 à 6 transactions en moyenne par seconde. D’autres monnaies sont bien plus rapides, comme Solana, qui valide en moyenne 29 000 transactions par seconde.

Plus une cryptomonnaie est lente, plus elle aura une consommation d’énergie forte dans la mesure où elle aura besoin de plus de temps pour valider toutes les opérations qui lui sont soumises.

Il y a aussi une volonté des créateurs de crypto de réduire l’impact énergétique et environnemental de ces monnaies. Le Peercoin a permis de centraliser les calculs sur un seul ordinateur pour les répartir seulement ensuite. Cela permet de minimiser la consommation énergétique des crypto-monnaies.

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